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Friday, January 1, 2016

Bouge à Buja By Gaël Faye

[Couplet 1]
J’ai réservé deux billets, ouais je sais déjà
Que cet été où que j’aille, on bouge à Buja

[Couplet 1]
J’ai réservé deux billets, ouais je sais déjà
Que cet été où que j’aille, on bouge à Buja
Bujumbura capitale de mon petit pays
Moi je t’aime aussi de Bubanza jusqu’à Bururi
Et j’ai ramené trois tondeuses à mon grand Willy
Qui veut ouvrir son salon de coiffure à Buyenzi
Je connais l’adresse des bonnes brochettes quartier asiatique
Et la Primus c’est la meilleure que tu trouves en Afrique
Et le dimanche Regina Mundi pour prier
Après t’enfiles le jogging pour courir jusqu’au cabaret
Là-bas j’habite avenue de la Paix quartier Rohero
Je la dédicace au padre car c’est mon héros

[Couplet 2]
Ego Sha ! Eméché, fatigué pour kécher
On s’voit demain kecho, petite soirée Kanyosha
T’es un nouvel arrivage venu pour te ressourcer
Buja pour s’évader tous les week-ends, ok Tugende !
Après le couvre-feu ne fait pas de gaffes, soldats peu loquaces
Allô gars, viens boire un café local à l’OCAF à l’occaz
Remonter le moral, diaspora tous en choral
Tous àl de Buja Centre ou pourquoi pas Buja rural
C’est la fête de Kamenge à Ngagara
Venez vite au cercle nautique on fait frire le ndagala
Prenez le taxi-vélo car on joue pas les riches
Rendez-vous dimanche après-midi, 15h à Saga Beach

[Couplet 3]
Bujumbura ma vie, elle est belle ma ville
Et du monde à mon avis y’a les plus belles des filles
Un peu de fruito, du Nido, partie de foot à Kinindo
Kamambili trouées, j’les ai achetées au Soko
Y’a des grands bwana à Kiriri et des masikinis
Y’a du français, du kirundi, un peu de swahili
Tu peux acheter à l’unité Supermatch, Ambassy
Moi j’préfère de loin manger sombé et bugari
Avant le départ un peu d’Amstel, un pilao de mama solo
A la sortie du Havana, laisse un pourboire au Maibobo
Bujumbura t’hésites encore, moi je te dis pas la peine
Tu vas aimer mon pays de la colline à la plaine

Tuesday, December 1, 2015

Ma Femme By Gaël Faye

Ma femme c'est une bombe, une hécatombe
Quand elle passe dans ton monde ; tous les gars tombent
Ma femme c'est de la came, c'est de la coke en kilogrammes
Ma femme c'est une bombe, une hécatombe
Quand elle passe dans ton monde ; tous les gars tombent
Ma femme c'est de la came, c'est de la coke en kilogrammes
Elle est au top du palmarès ; elle a fait péter vos diagrammes
A côté, les autres, elles ont des tronches de gorilles
Y'a les femmes et y'a la mienne ; allégorie hors-catégorie
C'est pas la peine d'essayer de la guer-dra
Elle en a rien à faire du vermicelle derrière ta guette-bra
Accro, je suis à cran, c'est la muse de mes écrits
Elle a transpercé l'écran ; c'est un diamant dans son écrin
Une femme, une vraie de vraie ; regarde comme elle est gaulée
J'aime pas la voir partir, mais j'adore la voir s'en aller
Je l'entoure de mes bras, ma beauté, ma seule princesse
Jusqu'au bout du monde je me battrai pour que jamais l'étreinte cesse
Regarde sa cambrure, ses seins qui foutent le faya
Je l'épouserai Baie de tous les Saints, Salvador de Bahia
De tous les dons du Ciel, c'est le cadeau du plus offrant
Ma femme elle est trop belle, regarde sa peau couleur safran
Ma femme elle déclenche les ambulances et leurs sirènes
Si le monde était beauté, tu vivrais sous son règne
Son parfum est une ivresse qui te rend saoul l'ami
Elle est classe comme une négresse et dangereuse comme un tsunami
Indépendante est ma femme, l'intelligence incarnée
C'est la reine de Saba, c'est Cléopâtre réincarnée
Ma femme c'est de la foudre, l'orage, les cataclysmes
C'est ta foi, ta religion, l'abjuration des hommes d'église
C'est la belle-fille, que je présente à ma Mama
J'en suis sûr que c'est la bonne, dans les artères coule le magma
Je lui ferai des gosses, des bambins, une floppée de mômes
Parce qu'il y'a la guerre sur la Terre, on va repeupler le monde
Ma femme j'en ferai des disques, des films et des bouquins
C'est la goutte de sang dans l'océan qui rend fous les requins
Je sais qu'elle traumatise donc tise ton verre ou termine ton spliff
C'est pas des révolvers dans ses yeux verts y'a des .22 Long Rifle
1, 2, 3, 4, 5, elle est simple, une beauté qui s'ignore
C'est une femme en or, à ses côtés, je deviens seigneur
Cette femme elle fout en l'air, c'est le requiem du rêve
Elixir du nectar des dieux, j'ai la cuillère aux lèvres
Elle est belle comme le pêché, une séquelle, un vrai scandale
Je suis le prêtre avec les clefs du temple, et je deviens vandale
Cette femme c'est pas de la lette-zou ou de la lollipop
C'est du pe-ra Brooklyn zoo, du Rock'n'roll et du Hip-hop
Je succombe à sa démarche, cette langueur qui se pavane
Avec les cheveux dans le soleil, elle danse, rue de la Havane
On a mis le cap vers cette plage du Cap-Vert
Au piano y'aura Ruben, au micro Ibrahim Ferrer
Au creux de son oreille, j'irai glisser "ndagukunda"
Je t'aime dans toutes les langues du monde, UMUGWANEZA !

Monday, October 19, 2015

Quand C'est ? By Stromae

Mais oui on se connait bien
T'as même voulu t'faire ma mère, hein
T'as commencé par ses seins
Et puis du poumon à mon père, tu t'en souviens?

Cancer, cancer,
Mais dis moi quand c'est?
Cancer, cancer,
Qui est le prochain?
Cancer, cancer,
Ho dis moi quand c'est?
Cancer, cancer
Qui est le prochain?

Et tu aime les petits enfants
Décidément rien ne t’arrête, toi
Et arrête de faire ton innocent
Sur les paquets de cigarettes
"Fumer tue" tu m'étonne
Mais tu m'aide

Cancer, cancer,
Mais dis moi quand c'est?
Cancer, cancer,
Qui est le prochain?
Cancer, cancer,
Ho dis moi quand c'est?
Cancer, cancer,
Ho quand c'est?

Quand c'est? Quand c'est?
Que tu cesses tes avances

Quand c'est? Quand c'est?
Que tu pars en vacances

Quand c'est? Quand c'est?
Quand est-ce que tu y pense

Quand c'est? Quand c'est?
Ça nous f'ra des vacances


Cancer, cancer,
Mais dis moi quand c'est?
Cancer, cancer,
Qui est le prochain?
Cancer, cancer,
Ho dis moi quand c'est?
Cancer, cancer
Qui est le prochain?

Qui est, qui est, qui est le prochain?...
Qui est, le prochain?...
Qui est, qui est, qui est le prochain?...
Qui est, qui est, qui est le prochain?...
Qui est, qui est, qui est le prochain?...
Qui est, qui est, qui est le prochain?...
Qui est, qui est, qui est le prochain?...
Qui est, qui est, qui est le prochain?...
Qui est, qui est, qui est le prochain?...
Qui est, qui est, qui est le prochain?...

Friday, October 16, 2015

Papaoutai By Stromae


Dites-moi d'où il vient
Enfin je saurais où je vais
Maman dit que lorsqu'on cherche bien
On finit toujours par trouver
Elle dit qu'il n'est jamais très loin
Qu'il part très souvent travailler
Maman dit "travailler c'est bien"
Bien mieux qu'être mal accompagné
Pas vrai ?
Où est ton papa ?
Dis-moi où est ton papa ?
Sans même devoir lui parler
Il sait ce qu'il ne va pas
Ah sacré papa
Dis-moi où es-tu caché ?
Ça doit, faire au moins mille fois que j'ai
Compté mes doigts

Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, papa où t'es ?

Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, papa où t'es ?

Quoi, qu'on y croit ou pas
Y aura bien un jour où on y croira plus
Un jour ou l'autre on sera tous papa
Et d'un jour à l'autre on aura disparu
Serons-nous détestables ?
Serons-nous admirables ?
Des géniteurs ou des génies ?
Dites-nous qui donne naissance aux irresponsables ?
Ah dites-nous qui, tient,
Tout le monde sait comment on fait les bébés
Mais personne sait comment on fait des papas
Monsieur Je-sais-tout en aurait hérité, c'est ça
Faut l'sucer d'son pouce ou quoi ?
Dites-nous où c'est caché, ça doit
Faire au moins mille fois qu'on a, bouffé nos doigts

Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, papa où t'es ?

Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, papa où t'es ?

Où est ton papa ?
Dis-moi où est ton papa ?
Sans même devoir lui parler
Il sait ce qui ne va pas
Ah sacré papa
Dis-moi où es-tu caché ?
Ça doit, faire au moins mille fois que j'ai
Compté mes doigts

Où est ton papa ?
Dis-moi où est ton papa ?
Sans même devoir lui parler
Il sait ce qui ne va pas
Ah sacré papa
Dis-moi où es-tu caché ?
Ça doit, faire au moins mille fois que j'ai
Compté mes doigts

Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, papa où t'es ?

Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où t'es, papa où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, papa où t'es ?

Ta Fête by Stromae

Il est l'heure.
Fini l'heure de danser.
Danse , t'inquiète pas tu vas danser.
Balance toi , mais tu vas te faire balancer.
Défonce toi , mais tu vas te faire défoncer.

Tu aimerais faire , ta fête.
Ta mère veux te la faire aussi, ta fête.
Le juge voudrait te faire , ta fête.
Tout le monde te feras aussi, ta fête.

Tu sort trop , du moins c'est ce qu'ils disent.
Ils parlent trop, c'est pourquoi tes oreilles sifflent.
A qui la faute, c'est la faute à autrui hein.
C'est les autres, toi tu n'a qu'une seul envie.

Tu aimerais faire , ta fête.
Ta mère veux te la faire aussi, ta fête.
Le juge voudrait te faire , ta fête.
Tout le monde te feras aussi, ta fête.

Tu aimerais faire , ta fête.
Ta mère veux te la faire aussi, ta fête.
Le juge voudrait te faire , ta fête.
Tout le monde te feras aussi, ta fête.

Qwerty By Gaël Faye

[Intro]

Une grande école de commerce, un stage de fin d'études

[Couplet 1]

Une grande école de commerce, un stage de fin d'études
Il rêve de partir ailleurs pour aller faire fortune
La City, les Lloyd's, le building en forme de concombre
Se mettre au vert, à l'ombre, s'expatrier à Londres
La France, sa routine, préjugés dans sa rétine
Il jouera son autre manche outre-manche maritime
JCD, jeune cadre dynamique compétitif
Consulting Marketing Finances c'est pas vraiment son kif
Mais le voilà motivé pour travailler pendant 10 ans
Épargner assez d'argent puis il sortira du rang
Même s'il échoue par la suite, il aura son assurance
Un diplôme BAC+5 et ses dix années d'expériences
Parce que lui au fond il n'en veut pas de cette vie de bureau
De ce métro boulot dodo juste pour payer ses impôts
Parce que lui depuis tout petit il voulait faire du hors piste
Il avait toujours rêvé de mener la vie d'artiste

[Refrain]

Mon père m'a dit: « méfies-toi du cynisme,
L'avenir appartient aux idéalistes »
Quand je serai grand, je voulais être artiste
Aujourd'hui je suis pianiste sur un clavier QWERTY

[Couplet 2]

8H30, Liverpool Street Station, East London
Embauché à la fin de son stage c'est l'automne
Son profil correspondait au poste à pourvoir
Flexible, autonome, des qualités qu'il fallait avoir
Environnement multiculturel, métier transversal,
Open space, activités internationales
Les années passent comme les temps de pauses
A la machine à café les sourires lui cachent tant de choses
Les intrigues rythment la vie au bureau
Les grâces, les disgrâces par les boss du boulot
Qui aura sa promo? Qui sera licencié?
De combien sera le montant du bonus de fin d'année?
Et puis photo tagué, et puis chaté discret
Et puis faire le guet, le manager peut passer
Les objectifs, le rentable, compétitif jusqu'aux entrailles
Il s'est sculpté le masque exigé par le monde du travail

[Refrain]

[Couplet 3]

6H30, le réveil électronique tout redémarre
Couché tard, levé tôt, il court pour éviter le retard
Il voudrait tout changer, il y pense, il se le dit,
Il rêve de gagner l'euro-millions du vendredi
Tous les matins, les mêmes bonjours, aux mêmes personnes, au même endroit
La routine, le quotidien, parcours funèbre, chemin de croix
Tous les matins y'a l'horoscope dans les gratuits distribués
Et tous les soirs chez les gens bien la lumière bleutée des télés
Le temps des désillusions, il a du bide, il est vautré
A-t-il respecté les rêves de l'enfant qu'il était?
Mais cette fois c'en est trop, sortir du cercle infernal
Parce qu'il crève d'ennui, il sautera hors de son bocal,
Il va déployer ses ailes, ne pas avoir peur d'essayer
Il aura enfin cette vie qu'il s'était prédestinée
Et pour la fin de cette histoire, 10 ans plus tard le revoici
A Paris, il est pianiste...sur un clavier AZERTY...

Thursday, September 17, 2015

Pili Pili Sur Un Croissant Au Beurre By Gael Faye

[Couplet 1]
Il voulait quitter la routine, celle de son père
Qui étiole les rêves au large des paupières


[Couplet 1]
Il voulait quitter la routine, celle de son père
Qui étiole les rêves au large des paupières
Enfourcher son vélo, repartir à zéro
Petit gone de Lyon aux oripeaux d’évasion
Partir ! Non pas pour voir de nouveaux lieux
Mais voyager, pour ouvrir de nouveaux yeux
Orpailleurs d’horizons, y’a que des hôtels mille étoiles
Pour les clochards célestes qui ne s’embarrassent pas d’un toit
Petit croissant au beurre, petit français qui flâne
Il lisait Kerouac et chantait Bob Dylan
Il est parti vivre à la dure
Découvrir l'humain, épouser la nature
Et de pays en pays, il pédale, il pédale
Et de guerre en maladie, il pédale, il pédale
S’est usé par la route d’un voyage de cinq ans
Qu’au bord de son doute il rencontre un piment

[Couplet 2]
Elle était belle comme un piment, une robe du dimanche
Elle rêvait d’un charmant, d’un amour qui s’épanche
Elle vivait dans un quartier populaire
Elle avait fui son pays, les pogroms et la guerre
Et la terre des ancêtres était un vaste mouroir
Et ce pays d’accueil, un sombre miroir
Qui lui renvoyait cette image de paria
Une réfugiée HCR qui glisse aux parois
Et qui veut s’envoler, partir loin d’ici
Là où le ciel ne dit ni Hutu ni Tutsi
Et puis les murs de sa chambre au vert papier peint
Recouvert de poster de « Salut les Copains »
Etait son antre où elle rêvait d’être hippie
D’écouter du Jimmy et de vivre à Paris
Et c’est en attendant le bus sous un arbre en fleur
Qu’elle a croisé son destin à celui d’un croissant au beurre

[Couplet 3]
Elle et ile aux Sources du Nil
Un vent souffle l’idylle sur les branches d’un nid
D’un croissant beurré et d’un piment swahili
Qui s’étaient donc jurés de s’aimer pour la vie
Malgré toutes les routes crevées d’ornières
Dans le panache de poussières des saisons blanches et sèches
Malgré le doute et les pluies diluviennes
Malgré les torrents de boue qui s’écoulent dans la plaine
Le croissant, le piment ont le goût d’un enfant
Puis de un puis de deux, carpe diem d’un instant
Aucune écluse ne peut contenir les rêves
Que le cœur transporte et pour lesquels il crève
Pili-Pili rêvait de Paris
Croissant au beurre voulait vivre ici
Ils se croisent, se décroisent les chemins
Et laissent des enfants au carrefour des destins

Friday, May 29, 2015

L'ennui Des Après-midi Sans Fin By Gaël Faye

[Couplet 1]
Un cimetière s’est formé entre NACO et moustiquaire
La névralgie du robinet c’est le bruit de ma rivière

[Couplet 1]
Un cimetière s’est formé entre NACO et moustiquaire
La névralgie du robinet c’est le bruit de ma rivière
Le vent danse dans les rideaux, le grelot de la tringle
Dehors grésille la radio de quelques voix que je distingue
Des oiseaux dans la volière, le kasuku fait du boucan
Si le frigo ne bourdonne guère c’est qu’il y a coupure de courant
Rayon de soleil en suspension, filaments de poussière dans l’air
Qui traversent le salon pour zébrer d’ombre et de lumière

[Couplet 2]
A l’heure de la sieste, j’apprivoise le silence
Petit Prince d’ennui modeste entre mouton et somnolence
Dans la vieille maison de briques, de la Belgique sous les tropiques
A l’heure des choses statiques j’invente, je me fabrique
Petit garçon, genoux cagneux, il fait trop chaud sous mes cheveux
Nos jeux sont souvent poussiéreux sous un soleil de plomb teigneux
Les excursions chevaleresques, les fous rires, les pactes de sang
Copain ça compte, copain ça reste, copain c’est d’abord un mot d’enfant

[Couplet 3]
Dans le ventre de la maison, les adultes en digestion
Et moi coincé dans mes questions, prisonnier d’une toile au plafond
Capharnaüm de la déco, les masques, les trophées, les geckos
Je joue au GI Joe dans le crâne d’un hippo
A l’intérieur il fait frais, le carrelage une mosaïque
Sur lequel mes voitures jouets dessinent des routes périphériques
Torpeur d’après-midi sous un ciel bleu paradis
Parade levée dans le taillis, 14 Juillet chez les fourmis

[Couplet 4]
Dans mon jardin d’Eden y’a des serpents à tous les angles
Et faute de pomme Golden, je trahis Dieu avec des mangues
Toute l’année dans mon jardin je vis à ciel ouvert
Sous le Ficus je suis un nain, arbre temple, arbre univers
La citronnelle borde la rigole entourant la maison
La pluie s’abstient ou dégringole, les pizzas n’ont que deux saisons
Mais quand les trombes s’abattent, elles tambourinent le toit de tôle
Les bananiers deviennent frégates et l’eau cascade sur mes épaules

[Couplet 5]

Une planche à voile sur le toit d’un combi Volkswagen
Des photos jaunies, le petit chien s’appelle Amstel
Pas de 4 heures, pas de goûter, pas de pâte à tartiner
Pas de chaîne, pas de télé, y’a que l’aquarium à regarder
Pas de parfum que l’on humecte, j’écris des lettres à une maman
A une absence, apprendre à faire avec , c’était apprendre à faire sans
C’était ma vie, c’était la vie, c’était le train-train quotidien
C’était l’ennui des après-midi sans fin…

A France By Gaël Faye

[Intro]
Mon arrivée en France, y'a bien longtemps
Depuis que j'crois plus en l'ONU, depuis que j'crois plus en l'OTAN 

[Couplet 1]
Mon arrivée en France, y'a bien longtemps
Depuis que j'crois plus en l'ONU, depuis que j'crois plus en l'OTAN
Maintenant j'ai vingt ans et quelques poussières
Et j'repense à l'Afrique où nous étions encore hier
On a grandi là-bas au bord du lac Tanganyika
Et moi je supporte ici, tant que là-bas y'aura mes gars
Eh J-NO, Mucyo, Iris, Fabrice et les autres
Des potes comme vous j’vous assure j’en ai pas retrouvé d’autres
Et puis y’a eu Paris, maintenant j’l’appelle « Panam »
La pollution, les épiciers berbères et leurs mauvaises bananes
Ici c’est grecs, mac do, la pluie, le froid, les flaques d’eau
Métro boulot dodo, la place Vendôme et les clodos
Mais j’m’habitue, j’aime mes baskets et mon bitume
Et comme j’veux faire fortune, au mois d’août j’me fais des thunes
J’suis solitaire et des fois je sors la plume
J’suis pas rappeur, juste un virevolteur de mots pleins d’amertume

[Refrain]
L’AFRANCE est l’asile, l’absence et l’exil
Souffrance mais par pudeur faut pas que je l’exhibe
Je vis loin des mes rêves, de mes espoirs, de mes espérances
C’est ça qui me tue d’être écartelé entre Afrique et France

[Couplet 2]
Mon père chasse le croco, ma mère met du lait d’coco
Ici je suis franco-rwandais j’vais pas vous faire un topo
J’ai quitté le pays et sa situation sinistre
J’m’étais promis, ben qu’un jour je deviendrai ministre
Mais j’ai grandi, j’ai pas d’plan pour le Burundi
J’continue d’espérer, les frères c’est pas ce qu’on avait dit ?
J’ai revu Buja, elle a plus le même visage
C’est devenu une ville sage et tous les jeunes veulent un visa
Des fois j’me demande si j’ai un devoir envers l’Afrique
J’pourrais fermer les yeux, une femme des gosses et garder mon fric
Problème existentiel de nos délires névrotiques
De ma vision romantique, j’veux faire naître un nouveau type
Car j’fais partie de cette diaspora de cette jeunesse
Qui a quitté le pays pour faire recette
Mais j’men rends compte, qu’on est trop con
Qu’on gâche nos vies et que l’Europe devient notre cocon

[Refrain]

[Couplet 3]

Tu te rappelles nos grands-pères aimaient leur terre et leur bétail
Et nous les fils on se perd dans les guerres et les batailles
Ma mémoire se paralyse, et ma peine se cautérise
Des machettes qu’on aiguise, de tous nos morts dans nos églises
J’oublie pas que l’exil c’est comme une porte d’exit
Je crie mes origines car c’est comme ça que j’existe
Trop de larmes ont coulé, beaucoup de textes j’ai gribouillé
Maintenant je regarde le soleil sur le lac d’une plage de Kibuye
Petite sœur tu prends la ligne pour les milles collines
Embrasses bien les cousins, embrasses bien les cousines
Et puis embrasses aussi la grand-mère à Butare
Dis lui que chaque année que je passe loin d’elle me rend plus taré
Et si tu prends le bus Vénus pour Bujumbura
Fais gaffe à toi, aux embuscades à Bugarama
Embrasse papa qui est resté au pays
Dis lui qu’en France je ne grandis plus, dis lui que je vieillis

[Refrain]

Monday, December 8, 2014

Est-ce Que Tu Es Seule Ce Soir By Frédéric François

refrain :
 Est ce que tu es seule se soir,
est ce que ton coeur à envie de me voir?
même si la vie nous separe,tu sais bien, j'ai le droit de savoir.
est ce que tu vie chaque jour, comme moi avec le mal d'amour.
en rêvant chaque instant de revivre comme avant,dit moi, est ce que tu es seule se soir..

1er couplet :
et je me demande encore si tu m'aime, si tes sentiments pour moi sont les meme,si je ne suis qu'un souvenir du passé que tu as deja oublier.
moi je n'es qu'un seul amour et c'est toi, hier, aujourd hui et toujour tu es là!
comme un soleil dans mes nuits, tu redonne un sens à ma vie.

refrain (au dessus).

2eme couplet :
si un autre à pris ma place dans tes nuits, ne me le dit jamais en face je t'en prie, pour moi il n'est pas trop tard pour recommencer notre histoire

refrain

Friday, December 5, 2014

Mon eldorado by Yannick Noah



Je respire je revois mes espoirs d´avant
Je repars jusqu´à dire je peux remonter le temps
Comme ému au début au tout premier cri
Je sais ce qui me suffit

Du soleil comme s´il en pleuvait
Le coeur en été
Et la vie avec toi
Du soleil mon eldorado
Au creux de ta peau
Et la vie coulera…comme ça

Je reprends réapprends à être vivant
La chaleur la douceur je recommence autrement
Le plus beau le plus beau quel que soit le prix
Je sais ce qui me suffit

Du soleil comme s´il en pleuvait
Le coeur en été
Et la vie avec toi
Du soleil mon eldorado
Au creux de ta peau
Et la vie coulera…comme ça

Comme l´eau
Comme l´air
Comme tout ce qu´on espère
Tout ce qui nous est nécessaire
Comme toi
Comme nous
Tout ce qui est doux et normal
Et qui peu à peu nous devient vital

Du soleil comme s´il en pleuvait
Le coeur en été
Et la vie avec toi
Du soleil mon eldorado
Au creux de ta peau
Et la vie coulera
Du soleil comme s´il en pleuvait
Le coeur en été

Du soleil mon eldorado
Au creux de ta peau
Et la vie coulera…comme ça

Comme ça
Comme ça
Comme ça

Monday, December 1, 2014

Quand Je T'Aime By Demis Roussos

Quand je t'aime
J'ai l'impression d'être un roi
Un chevalier d'autrefois
Le seul homme sur la Terre
Quand je t'aime
J'ai l'impression d'être à toi
Comme la rivière au Delta
Prisonnier volontaire

[refrain] :
Quand je t'aime
Tous mes gestes me ramènent
À tes lèvres ou à tes bras
À l'amour avec toi

Quand je t'aime
Il est minuit ou midi
En enfer au paradis
N'importe où mais ensemble
Quand je t'aime
Je ne sais plus si je suis
Un mendiant ou un messie
Mais nos rêves se ressemblent

[refrain]

Quand je t'aime
J'ai des fleurs au bout des doigts
Et le ciel que je te dois
Est un ciel sans étoiles
Quand je t'aime
J'ai la fièvre dans le sang
Et ce plaisir innocent
Me fait peur, me fait mal

[refrain]

Quand je t'aime
J'ai l'impression d'être un roi
Un chevalier d'autrefois
Le seul homme sur la terre
Quand je t'aime
J'ai l'impression d'être à toi
Comme la rivière au Delta
Prisonnier volontaire
Quand je t'aime
Il est minuit ou midi
En enfer au paradis
N'importe où mais ensemble
Quand je t'aime
Je ne sais plus si je suis
Un mendiant ou un messie
Mais nos rêves se ressemblent
Quand je t'aime

Friday, November 28, 2014

Le Dernier Slow By Joe Dassin


Et si ce soir, on dansait le dernier slow,
Comme si l'air du temps se trompait de tempo.
Et si ce soir on dansait le dernier slow,
Un peu de tendresse au milieu du disco.


C'était pourtant bien,
De danser très doux,
Et de se fondre au point
D'oublier tout autour de nous.
C'était pourtant bon
Et moi j'étais pour
Finir sur les violons
Pour commencer l'amour.


[Refrain] :
Et si ce soir, on dansait le dernier slow,
Un peu de tendresse au milieu du disco.
Et si ce soir, on dansait le dernier slow,
Un peu de tendresse au milieu du disco.


On ne verra plus,
Ces joue contre joue,
Entre deux inconnus,
Qui n'avaient pas de rendez-vous.
Mais on verra bien,
C'est gagné d'avance,
Les amoureux de demain,
Vont nous inventer d'autres danses.

[Refrain]

Thursday, November 13, 2014

Salut les amoureux by Joe Dassin

Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l´amour fait place au quotidien
On n´était pas fait pour vivre ensemble
Ça n´suffit pas de toujours s´aimer bien
C´est drôle, hier, on s´ennuyait
Et c´est à peine si l´on trouvait
Des mots pour se parler du mauvais temps
Et maintenant qu´il faut partir
On a cent mille choses à dire
Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps

On s´est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien

On fait c´qu´il faut, on tient nos rôles
On se regarde, on rit, on crâne un peu
On a toujours oublié quelque chose
C´est pas facile de se dire adieu
Et l´on sait trop bien que tôt ou tard
Demain peut-être ou même ce soir
On va se dire que tout n´est pas perdu
De ce roman inachevé, on va se faire un conte de fées
Mais on a passé l´âge, on n´y croirait plus

On s´est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien

Roméo, Juliette et tous les autres
Au fond de vos bouquins dormez en paix
Une simple histoire comme la nôtre
Est de celles qu´on écrira jamais
Allons petite il faut partir
Laisser ici nos souvenirs
On va descendre ensemble si tu veux
Et quand elle va nous voir passer
La patronne du café
Va encore nous dire "Salut les amoureux"

On s´est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelque fois se passent un peu trop bien

Friday, July 25, 2014

Parce Qu'on Vient De Loin By corneille nyungura

Nous sommes nos propres pères
Si jeunes et pourtant si vieux, ça me fait penser, tu sais
Nous sommes nos propres mères
Si jeunes et si sérieux, mais ça va changer
On passe le temps à faire des plans pour le lendemain
Pendant que le beau temps passe et nous laisse vide et incertain
On perd trop de temps à suer et s'écorcher les mains
A quoi ça sert si on n'est pas sûr de voir demain
A rien

[Refrain] /
Alors on vit chaque jour comme le dernier
Et vous feriez pareil si seulement vous saviez
Combien de fois la fin du monde nous a frôlés
Alors on vit chaque jour comme le dernier
Parce qu'on vient de loin

Quand les temps sont durs
On se dit : "Pire que notre histoire n'existe pas"
Et quand l'hiver perdure
On se dit simplement que la chaleur nous reviendra
Et c'est facile comme ça
Jour après jour
On voit combien tout est éphèmere
Alors même en amour
J'aimerai chaque reine
Comme si c'était la dernière
L'air est trop lourd
Quand on ne vit que sur des prières
Moi je savoure chaque instant
Bien avant que s'éteigne la lumière

[Refrain]

Jour après jour
On voit combien tout est éphémère
Alors vivons pendant qu'on peut encore le faire
Mes chers

[Refrain]

Marchand de rêves By corneille nyungura

Marchand de rêves
Avec ta barque creuse
Entourée de femmes malheureuses,
Marchand de rêves
Au bord du lac de sang,
Y a plus personne debout
Quand le soleil descend
Et tous les enfants jaunes
Aux yeux de faune
Comme des ballons qui crèvent
Marchand de rêves.

Marchand de rêves,
Va t'en plus loin encore
Jeter ta poudre dehors.
Y a plus personne debout dans les rues.
Y a plus personne dans les rues d'Angkor.
Au milieu des danseuses
Aux lèvres recourbées,
On voit les ongles, les doigts
De ceux qui sont tombés.

Marchand de rêves,
Au bord du lac de sang
Y a plus personne debout
Quand le soleil descend
Avec ta poudre rouge,
Tes yeux d'or, ta barque
Et les enfants qui bougent encore
Au fond du sac.

Marchand de rêves
Va t'en plus loin encore.
Au fond de yeux fendus
Dans les yeux d'or
Y a plus personne debout..

Marchand de rêves,
Va t'en plus loin
Frappe plus fort
Dans un silence de mort.
Y a plus personne debout dans les rues...

Marchand de rêves,
Va t'en plus loin, toujours
Avec ta barque sur la grève.
Marchand de rêves
Laisse tomber au fond du sac
Les têtes coupées
Qui chantent encore.
Y a plus personne debout
Dans les rues d'Angkor.

Sunday, July 6, 2014

Adieu By Garou

Adieu
Aux arbres mouillés de Septembre
A leur soleil de souvenirs
A ces mots doux
A ces mots tendres
Que je t'ai entendu me dire
A la faveur d'un chemin creux
Où d'une bougie allumée
Adieu à ce qui fut nous deux
A la passion du verbe aimer

Adieu
Est une infinie diligence
Où les chevaux ont du souffrir
Où les reflets de ton absence
Ont marqué l'ombre du plaisir

L'adieu est une lettre de toi
Que je garderai sur mon coeur
Une illusion de toi et moi
Une impression de vivre ailleurs

L'adieu
N'est que vérité devant Dieu
Tout le reste est lettres à écrire
A ceux qui se sont dit adieu
Quand il fallait se retenir
Tu ne peux plus baisser les yeux
Devant le rouge des cheminées
Nous avons connus d'autres feux
Qui nous ont si bien consumés

L'Adieu
C'est nos deux corps qui se séparent
Sur la rivière du temps qui passe
Je ne sais pas pour qui tu pars
Et tu ne sais pas qui m'embrasse
Nous n'aurons plus de jalousies
Ni de paroles qui font souffrir
Aussi fort qu'on s'était choisis
Est fort,le moment de partir

Oh l'Adieu

L'Adieu
C'est le sanglot long des horloges
Et les trompettes de Waterloo
Dire à tout ceux qui s'interrogent
Que l'amour est tombé à l'eau
D'un bâteau ivre de tristesse
Qui nous a rongé toi et moi
Les passagers sont en détresse
Et j'en connais deux qui se noient

Adieu
Aux arbres mouillés de Septembre
A leur soleil de souvenirs
A ces mots doux
A ces mots tendres
Que je t'ai entendu me dire
A la faveur d'un chemin creux
Où d'une bougie allumée
Adieu à ce qui fut nous deux
A la passion du verbe aimer

Adieu
C'est le loup blanc dans sa montagne
Et les chasseurs dans la vallée
Le soleil qui nous accompagne
Et une lune bête à pleurer
L'adieu ressemble à ces marées
Qui viendront tout ensevelir
Les marées avec les mariés
Le passé avec l'avenir

Oh l'Adieu
Ohhhh l'Adieu
Adieu

Thursday, June 26, 2014

Nostalgique By Shtar Academy Ft La Fouine

[Couplet 1 - Malik]
Poto je suis nostalgique quand j’repense à notre époque
Passe-nous un joint une bouteille
On faisait le tour du monde assis sur un banc
On regardait le ciel, pas d’boulot pas d’école
On était al toute la semaine
Et même les meufs sont des bonhommes khey
Ouai des filles sûr, mon cœur part en éclat
Et c’est mon sourire qui a des fissures, yeah
Et quand j’repense à notre époque
On s’posait des lapins certes mais il y avait jamais d’carottes
Maintenant mon pire ennemi fait partie de tes alliés
Parce que le temps court
L’instru change, et on n’sait pas sur quel pied danser
"Malik, écoute pas les gens", voilà ce que m'disait les miens
Quand c’est la hass, quand c’est la crise
C’est pas Debbouze qu’il va te tendre la main

[Refrain - La Fouine]
Quel que soit l’époque, les crises
Moi je reste le même (Moi je reste le même)
J’ai souvent traversé le pire et je suis resté le même
Papa m'disait : fais ce que tu peux
Les profs me disaient : fais ce que tu veux
Non j’ai jamais fait mon deuil
Passe un briquet et des feuilles
Appart le bien et le mal j’emporte rien dans mon cercueil
Nostalgique

[Couplet 2 - Badri]
Poto je suis nostalgique
Quand j’repense à notre époque
Au menu y’avait du rire
Pas besoin d’argent dans les poches
On partageait un plat à 10 assis sur un banc
Maintenant c’est chacun sa mère
On veut être seul sur un plan
Y’a plus de partage
Tout le monde veut le gâteau
Comme ça c’est clair et net
Les mytho joue plus sont passé à la clarinette
J’me rappelle de cette époque où on été sans soucis
Maintenant pour un peu d’oseille
Nos vie sont sans dessus dessous
La nostalgie m’envahie
Quand j’pense qu’l’amour m’a trahit
La prison je n l’oublierai pas
Mais aujourd’hui j’m’en jaillis
J’me souviens d’la solitude
Passé dans la cellule
Pas de courrier pas de mandat
Les traîtres me bousculent

[Refrain - La Fouine]

[Couplet 3 - Mirak]
On voulait faire du fric
On a fait prison psychiatrique
L’argent sale est délébile
Alors qu’le propre reste à vivre
Fais plaisir à la daronne
Laisse tomber les conneries
Fréro on n’est pas des exemples
Evite le tair tair l’ami
Et ouais
Je suis nostalgique
La routine me rend pensif
J’ai gagné d’l’argent facile
Aujourd'hui je paie le tarif
Je m’rappelle de l’époque où on trainait dans les barres
Dans les gars dans les squares
On était toujours dans les histoires

[Outro - Mirak & Malik]
-Malik tu t’rappelles à l’époque, pour la fête des mères sur le rond-point ? Quand tu t’es fait attraper pour le bouquet de fleur ! Mort de rire mon frère
-C'est pas bien vous sortez des dossier comme sa les gars oh wallah

[Refrain x2 - La Fouine]

Indirimbo

Quand je partirai By La Fouine

[Intro]
...You light up another cigarette and I pour the wine
It’s four o'clock in the morning and it’s starting to get light
Now I’m right where I want to be, losing track of time
But I wish that it was still last night...


[Couplet]
Quand j'partirai ne venez pas pleurer sur ma tombe, combien sont sincères ?
Combien de drames, de vraies galères, combien de faux frères ?
Quand j'étais vraiment dans la merde, combien m'ont tendu la main ?
Ne jamais remettre à demain ce qu'on peut faire à une main
Déjà à l'époque, on m'enviait pour une barrette
J'fais d'l'auto-stop sur le chemin du Paradis et seul le Diable s'arrête
Cimetière de Trappes, en p'tite équipe, ramenez pas trop d'de-mon
On vit entre anges et démons, combien me connaissent de nom ?
Quand j'partirai, dites à ma famille que j'les aime
Que mon truc c'est la solitude, que j'ai du mal à dire "je t'aime"

Quand j'partirai, dites à mon dealer qu'il est au chômage
Drôle de personnage, pas besoin qu'on m'rende hommage
Dites à mes vrais amis que l'amitié s'étend à jamais
Que j'étais nul en maths car quand on aime on n'compte jamais

Vous direz aux matons que l'peura m'a fait changer d'air
Que ma fierté c'est l'Maroc et que j'préfère manger par terre
Aucun remord, j'ai vécu pleinement
Un titulaire sur le terrain, c'est dix rageux qui parlent sur le banc
Quand j'partirai, dites à mon père que rien ne sert de pleurer
Dites à ma fille que ses prières remplaceront les courriers
Dites à mes profs que rien à foutre si j'ai pas eu leurs diplômes
Dites aux rageux que cet album va sûrement peser dix tonnes
Quand j'partirai, vous passerez le salam au Congo
Vous leur direz qu'on y mange bien,
vous remercierez le Togo
Le Cameroun et l'Algérie, le Canada, Djibouti
J'aurai p't-êt' un seul remord : ne pas revoir l'public du Mali
J'partirai la tête haute, ma fille, n'écoute pas les gens !
J'ai des souvenirs de Dakar, de quelques frères d'Abidjan
Quand j'partirai, la concurrence pourra sortir d'son trou
Et seulement une fois enterré, vous pourrez prendre son pouls

Je serai pas loin, je serai à jamais dans le cœur d'la famille
De quelques fans anéantis, de quelques sœurs des Antilles
Quand j'serai plus là, vous direz à certains frères qu'ils m'ont déçu
Que moi j'ai pas une belle plume, seulement un putain d'vécu !
Vécues, les années passent et je vois les choses empirer
Seigneur, ayez pitié le jour où j'partirai
Quand j'partirai, certains faux frères feront mine d'être déçus
Veulent rouler avec moi, auparavant m'auraient marché dessus
Dites à mes fans que j'suis fou d'eux, que je n'étais rien sans eux
Que la vie, ça blesse, et qu'il n'y a pas d'fumée sans coup d'feu
Big up à Fred Musa, Pascal Cefran c'est la même
Encore un rap anti-FN sur ta FM
Quand j'partirai, certains bâtards feront leurs condoléances
Où étaient-ils quand les factures arrivaient à échéance ?
Où étaient-ils quand les Restos du Cœur servaient le daron ?
Où étaient-ils quand les huissiers prenaient l'fauteuil du salon ?
Où étaient-ils quand les yeux mouillés, Maman manquait d'liquide ?
Étaient-ils là au mitard, avec une envie d'suicide ?
Les années passent, bordel de merde, et j'vois les choses empirer
Seigneur, ayez pitié le jour où j'partirai

[Outro]
Yeah, le jour où j'partirai, j'emmènerai rien avec moi
Pas d'appartement, pas d'bijou, pas d'voiture
J'ai jamais rappé pour cette merde, t'façon
Et ça, les vrais le savent, depuis mon premier album
Quand j'partirai, la seule chose qui est importante pour moi
C'est qu'j'espère que j'aurai l'temps de dire :
"Achhadou an lâ ilâha illa-llâh, washadou ana Muhammad rasûlu-llâh"
Et j'veux entendre chanter... Fouiny Babe !
J'veux vous entendre chanter...
La réussite, ça génère des inimitiés Fouiny, ça crée des ennemis :
Ton succès se retourne contre toi !
Qu'est-ce que tu vas faire, tuer ton succès ?
Tu préférerais ne pas avoir réussi ?
C'n'est pas compliqué, ou on réussit et on s'fait quelques ennemis
Ou bien on loupe son coup, et on s'fait quelques amis
C'est une question de choix...

VIDEO Lyrics

RWANDAN Culture And Traditions